Les rites et coutumes malgaches

mangue bateau

Comme tous les pays africains, l’île de Madagascar est très attachée par sa culture surtout à ses us et coutumes traditionnels. La plupart de la population malgache respecte encore les us depuis de nombreuses années. L’une des valeurs qu’il honore jusqu’à ce jour est le « fady » ou l’interdit. Mais il y a encore le kalo ou l’antivol malgache.

On peut remarquer que certain rite est tout à fait normale pour les natives mais difficile à respecter pour les visiteurs de l’ile.

Important de respecter les  « fady »

Comme tous les pays africains, Madagascar à ses propres interdits. Depuis les temps des anciens, la population malgache respecte cette tradition. Les anciens Malgaches où Ntaolo pensent que la vie de l’être humain est comme une journée. On vit le jour et la nuit, on dort et que les mauvaises choses se font la nuit.

Voici quelques exemples de fady :
il est interdit d’enterrer un mort durant la journée. Le soleil doit se coucher avant de faire entrer le mort dans son tombeau familial. Cette pratique se fait jusqu’à aujourd’hui. Personne à Madagascar n’enterre qu’à partir de 16h et non la matinée.
Les sages interdissent aussi les hommes de se raser la barbe quand le corps du défunt n’est pas encore enterré.

Dans certaines régions de Madagascar comme dans l’ethnie « Merina », il est fady de travailler le mardi : considérer comme un jour dur.
Les fady peuvent être liés à un aliment ou à un lien particulier. Par exemple : certaines foko ou ethnie des hauts plateaux ne mangent pas de viande de chèvre ou de porc. Ou encore, il est fady d’apporter un tel objet ou un aliment dans un endroit donné tel qu’on trouve dans les palais royaux d’Imerina, il est fady de faire d’y monter des chèvres, des porcs ou même d’apporter avec soi l’ail.
La pratique de cette tradition malagasy peut avoir un effet négatif ou positif. Mais depuis des décennies, elle régit la société Cliquer ici

Le Kalo : L’antivol des paysans Malgaches

Comme dit l’adage malgache « Ny tain’omby mivadika aza tsy misy maka. » c’est-à-dire que personne n’ose toucher une bouse retournée. Cet adage marque le respect de la population malgache du « fihavanana »

Ce principe d’entraide et de solidarité conduit à une bonne mœurs de la société et reste encore la base de la vie sociale des Malgaches.

Dans les champs, tous les paysans savent qu’il est interdit de toucher ou de voler les récoltes de son voisin. Le principe du fady s’y impose. Cependant si la confiance est rompue, les agriculteurs ont eu recours au Kalo.

Pour sécuriser leur plantation, les paysans malgaches utilisent les kalo pour protéger leur récolte des dahalo ou des personnes mal intentionnées.
Il existe plusieurs types de kalo tel que le kalo mahabekibo : la personne qui mange les fruits de la récolte aura un gros ventre et le kalo mampiasa : le voleur qui ose toucher des choses qui ne l’appartiennent pas, il perd tout contrôle jusqu’à ce que le propriétaire lui délivre

Le seul remède à ses kalo , c’est de trouver le propriétaire du champ et s’excuser à ce dernier car lui seul possède le remède et peut délivrer la personne atteinte du kalo. Pour connaître les champs qui ont cet étrange ange gardien, un bout de tissu où une simple bouteille suspendue à une branche marque sa présence sur les champs.
Ce pouvoir de dissuasion induit à un respect mutuel entre les membres de la société. Le principe n’est pas de se faire mal entre eux mais, plutôt de protéger leur bien.

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